Situé
sur la calotte glaciaire de L’Antarctique
Patriot Hills est le camp de base de
toutes les expéditions, tant pour l’ascension
du mont Vinson que pour les aventures à
ski –pulka. La chaîne de montagnes
Ellsworth est a proximité du campement.
C’est là sur une piste naturelle
que l’avion Hercules s’est posé
et de là que Twin Otter a décollé
en direction du point de départ e l’expédition,
l’île Berkmer. |
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Les
premières foulées sur le continent
blanc. Les effets météorologiques
dû à la proximité de l’océan
Austral provoque d’épais
brouillards qui rendend l’orientation
extrêmement difficile. Chacun des traîneaux
est chargé de 170kg de choses légères!!! |
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Les
vents catabatiques, fréquents et très
puissants polissent à l’occasion
de grande surfaces glacées. Au
pied des monts Pensacola il devenait très
difficile de progresser sur cette glace vive.
Les pulkas déviaient et glissaient latéralement,
refusaient de rester derrière nous. Plusieurs
heures sont nécessaires pour franchir
ce genre d’obstacles. |
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Au
pied de la chaîne
Pensacola nous devons être précis
dans notre orientation. Notre itinéraire
prévoit l’ascension du glacier crevassé
de Frost Spur qui nous conduira sur le plateau
Antarctique quelques centaines de mètres
plus haut. |
L'immensité,
la solitude, l’éloignement, la
distance, le froid, le vent, le blizzard, la
glace, l’effort , la peur et le défi,
sont notre quotidien. Bonne
nuit. |
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La
neige soufflée par des vents violents forme
des espèces de vagues glacées appelées
sastrugis. Ils deviennent
de véritable barrières atteignant
quelquefois 1,5 mètres de hauteur. Durs
comme du roc, impossible à éviter
ils s’étendent sur presque l’ensemble
de l’Antarctique. |
À
la fois pour tirer vers le haut le traîneau
sur la crête du sastrugis, mais aussi
pour retenir sa descente, chacun
des stratugis exige un effort considérable.
Il en résulte une grande fatigue musculaire
et une usure articulaire. Les traîneaux
doivent être d’une excellent fabrication
pour résister à de tels chocs
sur 1 500km ; les hommes aussi... |
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Le
vent glacial et continu fragilise tout.
Thierry est affecté par quelques profondes
engelures au visage. Il a du fournir un effort
considérable pour résister et continuer
jusqu’au bout, jusqu’au pôle. |
pôle Sud géographique. 12 janvier 1996.
10:47 heures du Québec. Nous touchons
enfin le pôle après 1 500km
à skis. Entouré
des drapeaux des pays signataires du traité
de l’Antarctique, cet endroit est
le plus loin qui soit sur Terre. Nathalie, accompagnée
d’amis et d'un cameraman, sont venus nous
récupérer 6 jours après
notre arrivée au bout de notre rêve. |
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La
station Américaine Scott-Amundsen
est située au pôle Sud. Des recherches
scientifiques y sont menées, en glaciologie,
astronomie, géologie, physique, météorologie,
sismologie etc... Ce dôme fut dessiné
par Fuller, le même architecte de la biosphère
de Montréal. Il abrite plusieurs bâtiments
les protégeant ainsi des blizzards destructeurs.
Le pôle Sud est à 2 850m d’altitude. |
En
compagnie de Thierry, Bernard explique à
M.Michel Perron et M. Tim Kenny, l’action
des glaces au pôle. Cette
tige métallique indique avec précision
l’axe de rotation de la terre.
Tous les méridiens s’y retrouvent.
Là, il n’y donc plus de Sud, tout
est au Nord... et entre Thierry et Bernard il
y a 12 heures de décalage horaire. Cette
photo devrait être inversée puisque
nous avions la tête en bas. |
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