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| Les
Voyer : d’Étienne à Bernard, explorateur
contemporain
Parmi les 10 000 personnes qui sont venues s’établir
en Nouvelle-France, un petit groupe de 585 individus
s’est vu imposer ce choix. Il s’agit de
faux sauniers qui ont été déportés
par le roi entre 1730 et 1744. Le prix du sel étant
très élevé dans certaines régions
de France et aussi sujet à une taxe spéciale,
des contrebandiers ont été arrêtés,
jugés et condamnés à diverses sentences,
dont la déportation au Canada. Voilà donc
le sort réservé à Étienne
Voyer, natif de l’évêché
d’Angers, province d’Anjou, fils d’Étienne
Voyer et de Renée
Bélanger, né entre 1705 et 1714.
Au cours de l’été 1744, Étienne
Voyer et d’autres prisonniers sont embarqués
sur un navire, fort possiblement le Caribou, à
La Rochelle en partance pour le Canada. Les conditions
de traversée sont pénibles et nombre de
ces prisonniers sont hospitalisés à l’Hôtel-Dieu
dès leur arrivée à Québec.
Ainsi, dans le registre des malades de cette institution,
nous retrouvons le nom d’Étienne
Voyer, hospitalisé le 11 juillet 1744
pour une période de vingt jours.
Plusieurs faux sauniers s’établissent
en milieu rural, travaillent pour des habitants reçoivent
des concessions de terre et, finalement, se marient
et fondent des familles. Avec l’accroissement
de la population en Nouvelle-France, de nouveau territoires
s’ouvrent à la colonisation. Le 23 septembre
1736, le marquis de Beauharnois, gouverneur de la Nouvelle-France,
concède à Thomas-Louis Taschereau, une
seigneurie couvrant une étendue de trois lieues
des deux côtés de la rivière Chaudière.
La première mention de Nouvelle-Beauce remonte
au 28 février 1746. A ce moment, le seigneur
Taschereau donne un terrain à la fabrique pour
la construction d’une église et l’un
des voisins n’est nul autre que Voyer. Ce dernier
cultivera cette propriété de trois arpents
de front sur une profondeur de 40 arpents toute sa vie
durant. Il en cédera une partie à la fabrique
en 1780, qui est aujourd’hui l’emplacement
de l’église. Lors du recensement de 1762,
Étienne Voyer
a mis en semence neuf arpents en superficie et possède
quelques animaux, soit un bœuf, deux vaches, deux
taurailles, trois moutons, un cheval et un cochon. A
la suite du décès de Thomas-Louis Taschereau,
sa veuve, Marie-Claire Fleury de la Gorgendière,
procède au règlement de la succession
et régularise les titres de propriétés
de ses censitaires. En effet, Étienne
Voyer n’avait reçu qu’une
concession verbale et il lui faut attendre le 26 janvier
1764 avant de recevoir des titres pour une terre qu’il
possède depuis près de vingt ans.
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| De son union, célébrée
le 7 février 1750, avec Marie-Madeleine
Dupont, fille de Jean-Baptiste
Dupont et de Marie-Thérèse
Leblond, sont nés onze enfants entre
1751 et 1768. Quatre d’entre eux meurent
en bas âge, dont des jumeaux, en 1756, à
l’âge un mois ; les sept survivants
se marient. Quatre fils ont laissé de nombreux
descendants dans la Beauce, mais aussi dans les
régions de Kamouraska, Rimouski et Rivière-du-Loup.
Le patriarche est inhumé le 10 décembre
1785 à Sainte-Marie, dans la Beauce. |

Louis "Louison"
Voyer
1826-1910 |
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Louis Voyer
1861-1902
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Il
ne s’agit pas de l’unique souche pour
la famille Voyer.
Au XVIIe siècle, deux hommes, l’un
répondant au prénom de Pierre et
l’autre à celui de Jacques,
se sont établis dans la région de
Québec et ont laissé une nombreuse
descendance. Pierre,
natif de la province du Maine, unit sa destinée
à Catherine Crampon,
le 1er décembre 1662, à Château-Richer;
Jacques originaire
de la Vendée, épouse Jeanne
Routhier, le 12 janvier 1683, à
Québec. Quant à savoir qui a laissé
le plus grand nombre de descendants, seule une
étude approfondie de cette famille saurait
le dire. |
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Texte :Sylvie Tremblay, maître
généalogiste agréé
Magazine : Cap-aux Diamants no.
56, Hiver 1999
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| TITRE
DASCENDANCE DE BERNARD VOYER |
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| Première
génération |
Étienne
Voyer - Marie-Madeleine Dupont
7 février 1750, Sainte-Marie de Beauce |
| Deuxième
génération |
Jean-Baptiste
Voyer - Louise Dumais
5 octobre 1795, Rivière-Ouelle |
| Troisième
génération |
Louis
Voyer - Léonore Pelletier
1er mars 1824, Saint-Roch-des-Aulnaies |
| Quatrième
génération |
Louis
Voyer - Joséphine Bélanger
31 juillet 1855, Saint-Alexandre,Kamouraska |
| Cinquième
génération |
Louis
Voyer - Dorilda Garneau
8 février 1887, Saint-André, Kamouraska |
| Sixième
génération |
Rosario
Voyer - Anna Dumais
10 novembre 1913, Saint-Alexandre, Kamouraska |
| Septième
génération |
Louis-Paul
Voyer - Claudine Deschênes
5 juillet 1950, Beaudry |
Huitième
génération
. |
Bernard
Voyer - Joëlle Rousset
20 décembre 1982, Lans en Vercors-France |
| Neuvième
génération |
Yoann
Voyer |
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