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| Le toit du monde se situe,
selon la mesure effectuée par le "Survey
of India" en 1954 et vérifiée par
le magazine National Geographic pour son numéro
de novembre 1988, à 8 848 mètres
ou 29 028 pieds, mais en plus, il semble qu'il "grandit"
à un rythme
annuel de 3cm.
Sur l'Everest, du côté du
Tibet, une partie du paysage s'élève distinctement
au-dessus des terrains environnants. Ce "plateau
Tibétain", dont la hauteur peut dépasser
l'environnement d'une distance variant entre 100 et
1 000 mètres, est l'un des plus grands et
des plus haut plateaux du monde. Il s'élève
à 4 km au-dessus du niveau de la mer et se "rapproche
du ciel" à un taux que l'on estime équivalent
à près d'un cm par année. Des scientifiques
chinois pensent que certaines parties de ce plateau
ont un taux de croissance encore plus rapide; en fait,
dix fois plus qu'il y a un million d'années.
Une orographie aussi imposante que les
Himalayas, ou même les montagnes Rocheuses, fait
dévier les vents à différents niveaux
de l'atmosphère, affectant les systèmes
météorologiques près du Népal,
mais aussi quelquefois, tout autour du monde. Les vents
sont forcés d'obéir à la courbe
montagneuse (à suivre dans une prochaine chronique),
soit en la remontant ou en la descendant; et la déviation
causée par le Mont Everest dépasse 25
000 pieds, rejoignant ainsi la région du courant-jet.
Mais qu'appelle-t-on "courant-jet"
ou en anglais "jet stream" ?
C'est une région de l'atmosphère
où le vent est maximal. Ce courant, caractérisé
par de grandes vitesses, est normalement situé
au niveau de la tropopause, i.e. à environ 10
000 m; cependant, la nuit, il est possible qu'un courant-jet
se forme dans des niveaux plus bas de l'atmosphère.
Généralement, ces forts vents se déplacent
de l'ouest vers l'est au-dessus des latitudes moyennes.
Pour être appelés courant-jet, les vents
doivent être d'au moins 95 km/h et peuvent atteindre
jusqu'à 300 km/h. Le courant-jet sert normalement
de séparation entre l'air froid (au nord) et
l'air chaud (au sud).
Source: USA TODAY research by Chris
Cappella, graphic by Chuck Rose
Voici un exemple bien de "chez-nous".
Lorsque l'hiver est doux dans le sud du Québec,
c'est parce que le courant-jet se retire vers le nord
du Canada. Il n'est cependant pas rare, lors d'un hiver
rigoureux, de voir le courant-jet plonger jusque sur
le golfe du Mexique, amenant ainsi de l'air froid jusqu'au
centre des États-Unis. |
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| Souvent, à
l'intérieur même du courant-jet,
il y a des zones où le vent est encore
plus fort qu'aux alentours. Ces régions
jouent un rôle important dans la formation
des précipitations et des dépressions |
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| Un courant-jet, d'une
force d'ouragan, souffle presque toute l'année
sur le sommet rocheux et glacé de l'Everest.
D'ailleurs, les observateurs du plus haut point du globe
peuvent s'en rendre compte à la longue écharpe
blanche faite de cristaux de glace qui s'étend
dans le firmament à partir du sommet. Mais, les
visiteurs téméraires doivent connaître
le moment où ce mont est le plus invitant : au
début du mois de mai, le courant-jet se déplace
vers le nord au-dessus du Tibet, poussé par l'arrivée
de la mousson. |
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Bernard et son
équipe ont donc mis toutes les chances
de leur côté... souhaitons-leur
des vents... "sympathiques" !
Eve Christian, météorologue
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| Le
"capuchon" de l'Everest
Il se peut que Bernard et sa
joyeuse troupe rencontrent de spectaculaires
stratus qui naissent à partir de l'orographie
particulière d'une haute montagne telle
que l'Everest. Quels sont-ils et comment sont-ils
formés ?
La nature offre vraiment un
spectacle hors du commun pour ceux qui réussissent
à se rendre au sommet du monde...
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Nuage capuchon
d'une montagne au Népal
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Formation
d'un nuage capuchon
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Lorsque
le vent souffle sur le flanc d'une montagne,
une bulle d'air s'accumule créant une
haute pression d'un côté de la
montagne. Par effet de balancier, une baisse
de pression de l'autre côté, sur
le versant à l'abri du vent, sera donc
induite. |
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Tout le monde sait (hum,
hum...) qu'une zone de basse pression combinée
à un taux d'humidité suffisant crée
de la condensation et forme des nuages. Ces status,
surnommés "nuages capuchon" ont donc
l'air "accrochés" au sommet de l'Everest.
Qui sait, Bernard pourra les comparer
à ceux qu'il rencontrera au mont Cervin, dans
les Alpes, ou ailleurs dans le monde, lors d'une prochaine
expédition... :-)
"Faisait-il froid au sommet de
l'Everest à 8 850 mètres d'altitude?"
Cette question fut posée des centaines
de fois à Bernard depuis qu'il a atteint le toit
du monde le 5 mai 1999. Il nous a répondu : La
température au sommet était d'environ
-25°C. Cela n'est pas très froid mais dû
à la raréfaction (diminution de la pression)
d'oxygène, la sensation de froid est amplifiée.
On n'arrive pas à se réchauffer. Nos gestes
sont lents. . . on ne peut pas courir sur place!!! À
cette altitude, notre respiration appelle un grand volume
d'air et tout cet air est très froid."
"Au col Sud, à 8 000
mètres d'altitude, au camp IV, il faisait plus
froid qu'au sommet, environ -35°C. Au retour du
sommet, on doit y passer la nuit. Exténué,
épuisé, le froid est saisissant. Heureusement,
le plaisir d'avoir réussi arrive à me
réchauffer le coeur et l'esprit."
Eve
Christian, météorologue
Visitez mon site http://www.meteo.org
Eve Christian météorologue,
journaliste et vulgarisatrice scientifique, chroniqueuse
à la radio de Radio-Canada et amie de Bernard,
vous expose aux défis et aux beautés que
la météo en haute montagne peut cacher.
C'est sa façon à elle d'accompagner notre
héros dans son périple vers le toit du
monde.
Copyright (c) 1999, Eve Christian,
tous droits réservés.
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Les
différents types de nuages
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Un
nouvel indice pour le calcul du refroidissement éolien
sera effectif cet hiver
Le Service National de la Météo
et les Services météorologiques canadiens
utilisent maintenant une nouvelle formule afin de calculer
le refroidissement éolien. Cette
nouvelle formule procure une valeur de refroidissement
éolien plus réaliste que l’ancienne
formule utilisée, qui date de 1973 (basée
sur une recherche de 1945).
Ce nouvel indice, calculé à
chaque heure, provient des relevés de température
et de vent du Service National de la Météo.
L’ancien indice utilisait des vents mesurés
à une altitude 10 mètres, là où
ils sont généralement plus forts. La nouvelle
formule utilise cette même mesure mais les réduit
à la vitesse de vents situés à
1,5 mètres d’altitude. Ceci donne comme
résultat des données moins basses que
celles calculées avec l’ancien indice.
Tableau de calcul du refroidissement
éolien

Où
Tr = Température
réelle de l'air en °C
V10 = Vitesse du vent
en km/h (telle qu'indiquée dans les observations
météo)
| Approximate
Thresholrd
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Risque de gelure grave en cas d'exposition
prolongée
Refroidissement éolien sous |
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| Gelure grave possible
en 10 minutes à |
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Peau chaude, exposition
soudaine. Plus courte durée si peau froide
au départ. |
| Gelure grave possible
en moins de 2 minutes à |
|
Peau chaude, exposition
soudaine. Plus courte durée si peau froide
au départ. |
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