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Une
vue exceptionnelle sur le massif
de l’Everest.
Le glacier du Khumbu creuse la vallée.
Le camp de base est situé juste à
l’extérieur de la courbe du glacier.
C’est du Kalapatar, épaule du Pumoni,
qu’il est possible de voir ce panorama.
Photo: Claude Grenier - Martin
Vachon |
Camp
de base. Nos tentes sont installées
sur la moraine du glacier de Khumbu. À
l’aide de pioche et de piolet, on arrive
à se fabriquer un endroit assez plat!
Juste sous les cailloux... la glace. Le camp
de base devient un village international réunissant
des grimpeurs des quatre coins du monde. Situé
à 5 400m, il est plus élevé
que le sommet des Alpes, le Mont Blanc avec
ses 4 807m! Une ambiance fébrile
y règne. Des drapeaux de prières
sont installés pour chacune des expéditions. |
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Entre
le camps de base et le camp I, l’ascension
se fait dans la fameuse cascade
de glace. Le glacier est torturé,
crevassé et d’énormes blocs
de glaces séracs pouvant atteindre la
taille d’un édifice s’écroulent
régulièrement. Tous les alpinistes
ont peur de cette cascade de glace. En 97, Bernard
l’a franchi 12 fois et 6 fois en 99. |
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Camp
I. Situé
à 6 100m sur le haut de la
Cascade de Glace. Les tentes sont montées
sur un large sérac, c’est à
dire un immense bloc de glace qui un jour ou l’autre
chutera lui aussi dans la cascade. À chaque
année, le camp I est installé à
un nouvel endroit. À cette altitude, il
y a seulement 50% d’oxygène qu’on
retrouve au niveau de la mer. |
Des
échelles sont installées pour
traverser des crevasses. Lorsqu’une
échelle ne suffit pas une seconde, une
troisième... est ajoutée et attachée
à la précédente avec de
la corde. Il y a une douzaine d’échelles
à franchir entre le camp de base et le
camp II. La plupart des crevasses sont meurtrières.
Le contact des crampons avec l’échelle
(fer sur fer) rend la traversée glissante
et périlleuse. Le glacier étant
en mouvement constant, il arrive qu’une
échelle disparaisse au fond d'une crevasse. |
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Camp
II, 6 500m. Presqu’à
l’extrémité de la vallée,
on s’installe sur la moraine latérale
du glacier, comme c’est le cas au camp de
base. Au-dessus de nos tentes, est suspendu un
glacier qui laisse échapper à l’occasion
quelques fragments de glace de la dimension d’une
maison! Les effets de la haute altitude commence
à se manifester. Maux de tête, perte
d’appétit etc... Le camp II
est important pour l’acclimatation, on y
séjourne plusieurs jours. |
Qui
dit haute montagne dit avalanche.
Suites à d’importantes chutes de
neige la montagne se décharge de son
excès de poids. Les avalanches sont dangereuses
et très fréquentes dans le massif
de l’Everest. Jour et nuit des grondements
créés par des avalanches de roches
et de neige apportent une forte ambiance au
camp de base. |
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Camp
III. Le pire endroit pour camper! 7 400m.
Dans la forte pente du Mont Lhoste, on taille
la glace à la pelle et au piolet pour créer
une petite plate-forme pour monter la tente. Situé
en pleine zone d’avalanche et à une
altitude proche du début de la zone de
la mort, on y trouve difficilement le calme et
le sommeil. Les sherpas refusent de dormir au
camp III... ils préfèrent quitter
le camp II dans la nuit pour rejoindre directement
le camp IV... Ouf! |
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La
pyramide sommitale du toit du monde.
Elle est souvent dépourvue de neige parce
qu’elle est constamment soufflée
par de violentes rafales de vent (jet stream)
et que ses parois sont très abruptes.
Au sommet, rien ne sert de regarder plus haut,
tout est à vos pieds.
Photo: Claude Grenier
- Martin Vachon
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Camp
IV, 8 000m. Col sud, le plus haut
col sur terre! Tellement à bout de souffle,
tellement épuisé, gelé, sans
appétit ni sommeil il est difficile de
trouver des qualités à cet endroit!
En pleine "zone de la mort"... le corps
humain ne trouve plus aucune adaptation au manque
d’oxygène. On a souvent qualifié
l’endroit de pollué. Il est vrai
qu’on y trouve toujours des bouteilles d’oxygène
et débris de tente mais année après
année le sol est nettoyé et sous
peu il deviendra intact. Toutefois certains alpinistes
y sont allongés et ce pour l’éternité. |
Pour
la dernière étape seulement les
alpinistes utilisent un apport
d’oxygène, soit du camp IV
situé à 8 000m jusqu’au
sommet. Cela ne facilite pas l’expédition
mais offre une sécurité afin d’éviter
de graves problèmes tel que l’œdème
pulmonaire et cérébral. |
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L’arête
sommitale vue du sommet sud à 8 700m.
C'est une étape périlleuse avant
d’atteindre le sommet situé 150 mètres
plus haut. Les rafales très puissantes
proviennent souvent du côté Tibétain
et rappelons que nous sommes à l’altitude
du courant jet. La corniche de neige est fragile
et il y fait très froid. Plusieurs alpinistes
font demi-tour en observant le ressaut Hillary
situé en milieu de parcours sur l’arête.
8 mètres d’ascension verticale sur
un rocher lisse! Ce ressaut fut nommé en
l’honneur du premier vainqueur de l’Everest
Edmund Hillary accompagné du sherpa Tensing
Norgay (1953). |
Après
sa réussite de l'ascension de l'Everest,
Bernard fut invité à signer le
prestigieux tableau du ''Everest
Summiters Club'' à Kathmandu.
Depuis ce temps les signatures de Bernard et
de Dorjee cotoient celles de Hillary, Rob Hall,
Messner... |
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